Les Espécies de São Jorge sont une pâtisserie traditionnelle fabriquée sur l’île de São Jorge, dans l’archipel des Açores, et très appréciées des habitants de l’île et de tous ceux qui visitent cette merveilleuse île açorienne.
Bien qu’il s’agisse d’une pâtisserie traditionnelle de l’île de São Jorge et principalement servie dans la région, les entreprises qui la fabriquent la vendent également dans les autres îles des Açores.
C’est une gourmandise dont la préparation inclut des épices telles que l’anis, la cannelle et le poivre. Elle se présente sous la forme de petits beignets en pâte tendre, entaillés transversalement sur le dessus, laissant entrevoir la garniture de couleur brunâtre.

La fabrication des Espécies de São Jorge passe par plusieurs étapes, de la préparation de la garniture à la pâte et à la cuisson. La production de cette magnifique et délicieuse pâtisserie de l’île de São Jorge se déroule en trois temps et sa qualité lui a valu le label Selo da Marca Açores : « Açores certifié par nature ».
Lors de votre visite sur l’île de São Jorge, ne manquez pas de goûter les Espécies de São Jorge ! Les vrais amateurs de douceurs ne sauraient se passer de ce délice. Profitez-en !
Histoire des Espécies de São Jorge
L’origine des Espécies de São Jorge remonte au peuplement de l’île de São Jorge, qui a eu lieu au XVe siècle. Autrefois, ces pâtisseries étaient connues sous le nom de « bichos doces » et leur garniture était préparée avec du pain de campagne, grillé et moulu dans des « atafonas », un type de moulin.
Le pain grillé était alors battu dans un sac avec un « mexilhão », puis tamisé et mélangé aux autres épices. Enfin, après refroidissement, on roulait à la main de petites portions, appelées « bichanas », qui servaient à garnir l’intérieur de la pâte.
Avec le temps, la pâtisserie a pris le nom d’Espécies de São Jorge et est devenue l’un des principaux symboles de l’île de São Jorge. L’histoire de Maria Vitória Baptista, qui confectionne ces pâtisseries sur l’île depuis plus de 30 ans, est particulièrement intéressante. Sa maison est située dans la freguesia de Rosais et aujourd’hui encore, à plus de 80 ans, elle met toujours la main à la pâte et cuit les « espécies » sur une cuisinière à gaz.
Tout le travail est très minutieux, pour donner aux « espécies » leur forme traditionnelle, qui ressemble à un fer à cheval. C’était une recette très difficile à obtenir et peu de gens savaient la réaliser, car après tout, leur essence, les épices, ne peut être omise de la recette.


